De l'Auvergne au Borinage

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Les Frédéric se retrouvent chez nous après un long périple

L’intérieure quaregnonnaise Steph Frédéric évolue désormais à quelques centaines de mètres de son frère Sébastien, poste 5 de l’équipe de Mons 2. Leur parcours a pourtant commencé à 700km d’ici, au fin fond de l’Auvergne !

Steph, Seb, où avez-vous débuté le basket ?

Sébastien : Nos parents sont belges mais ils sont partis s’installer en Auvergne. Comme ils souhaitaient que nous fassions du sport, ils nous ont inscrits dans le club de notre village, un « bled » d’une centaine d’habitants.

Steph : C’était du basket loisir à 100%. Il n’y avait aucune volonté de la part du club de former les jeunes. Ce n’est qu’à 18 ans que nous avons tous les deux décidé de nous former réellement c’est pourquoi nous sommes partis à Montluçon où il y avait un club un peu plus structuré et formateur.

 

Pourquoi avoir fait le choix de partir ?

Steph : J’ai obtenu mon bac et je rêvais de devenir infirmière. Pour apprendre mon métier, il était beaucoup plus facile de venir en Belgique, la terre de mes parents. Au fond de moi, j’avais envie de retrouver mon pays de cœur. Le caractère rigide des Auvergnats ne m’attirait plus trop. J’ai choisi Bruxelles pour m’installer et c’est ainsi que je me suis affiliée dans un club de la capitale, Ixelles. C’est là que j’ai vraiment pris goût au basket et que l’envie de progresser m’est venue. Mon diplôme en poche, j’ai déménagé à Ath mais durant deux saisons, j’ai continué à faire la route à pied, en train, en tram et de nouveau à pied pour m’entraîner trois fois par semaine dans la capitale et disputer les matches. C’était de la folie… Stambruges m’a alors proposé de jouer en R2 et j’ai accepté. Je ne préfère pas épiloguer sur mon passage à la JS. Avec ma cousine Adeline Lhussier et Virginie De Jongh, nous sommes parties à Quaregnon pour grimper en R1. La saison dernière, Ixelles m’a rappelé et j’ai choisi de tenter à nouveau l’aventure au sein de ce club ambitieux. 

Sébastien :  J’ai quitté Montluçon pour entrer au Centre de Formation de Vichy, où j’ai passé deux ans (en espoirs Pro B puis en N3). J’ai ensuite connu les clubs de Dax et des Sables d’Olonne avant d’obtenir un contrat de 3 ans à Cahors mais j’ai été coupé après 4 matches ! Avec mon agent, nous avons décidé que je partirais pour la Serbie afin d’y réaliser des stages. N’ayant jamais reçu une vraie formation de basket, mes lacunes techniques étaient énormes. J’ai un peu progressé mais je suis encore loin du compte.

 

Les sirènes boraines ont alors retenti en fin de saison dernière pour vous deux…

Steph : J’ai fait le choix du cœur en revenant au Féminin. Nous avons un super groupe et nous ferons tout pour tenter de remonter en R1. Les filles en provenance de Monceau ont créé une nouvelle dynamique au sein de l’équipe. J’ai rarement connu une telle ambiance !

Sébastien : Fin janvier, j’y suis allé au culot ! Je me suis présenté à la Mons.arena les baskets à la main, un peu comme on se présentait autrefois pour obtenir un travail. Le staff a accepté que je m’entraine avec le groupe toute la fin de saison avec l’optique de progresser. Aujourd’hui, j’ai un contrat pro semblable à celui de Mathieu Houdart. Je m’entraîne deux fois par jour, dont au moins une avec le noyau A. J’espère que je vais rendre de nombreux services à l’équipe 2 et que je poursuivrai ma progression au contact de l’équipe première.

 

Quelles sont vos ambitions personnelles ?

Sébastien : J’ai déjà 24 ans donc j’ignore si je pourrai un jour intégrer réellement le noyau d’une équipe de D1. Mais c’est bien sûr mon rêve et je travaillerai pour. J’ai certes des lacunes au niveau des fondamentaux mais je compte progresser et compenser par mes facultés athlétiques. Je suis aussi très à l’écoute de tous les conseils que le staff peut me donner.

Steph : Comme mon frère, je sais que mes défauts techniques m’empêcheront d’évoluer un jour en D1 mais retrouver la première régionale, si possible avec le Féminin Quaregnon, me comblerait totalement !

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